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Retraites : quels scénarios probables pour les futurs retraités en 2022 ?

Dernière mise à jour : 26 janv. 2022



Bien que mise de côté pendant la crise sanitaire, la réforme des retraites sera parmi les grands chantiers de 2022, et ce quel que soit le ou la prochaine locataire de l’Élysée…

Les chiffres sont toujours là ! Compte tenu du vieillissement de la population, du recul de l’âge dans la vie active et du nombre global d’actifs et cotisants, la hausse du nombre de retraités devrait passer de 17 millions à 23 millions dans les années 2060. La réforme vise à contenir les dépenses du système de retraite, à un niveau inférieur à 14 % du produit intérieur brut (PIB). Quelles stratégies adopter pour limiter les conséquences ?




Retour de la réforme des retraites : 3 axes probables




 

I. Reculer l'âge légal ?



Il est question de travailler plus longtemps en repoussant l'âge légal de départ qui est aujourd'hui de 62 ans. Le recul de l'âge légal est un sujet sensible, mais nous l’avons déjà fait notamment en 2010 et 2012 !

En 2012, la loi de financement de la Sécurité sociale a accéléré le mouvement de recul progressif de l’âge légal, à l’époque de 60 ans, en imposant que l'âge minimum de départ de départ à la retraite soit de 62 ans en 2017. Depuis, toutes les générations nées en 1955 ou après doivent s'y conformer. Il est donc probable d’arriver progressivement à ce recul… L'hypothèse centrale est aujourd'hui en tout cas, le recul de l'âge de la retraite à 64 ans.



II. Allonger la durée d'assurance pour obtenir son "taux plein"


Actuellement, les personnes qui peuvent faire valoir leurs droits retraite dès leurs 62 ans, sont nées en 1959 et doivent réunir 167 trimestres pour bénéficier de pensions à taux plein.





Tableau des cotisants par tranche d'âge



C'est la loi du 20 janvier 2014 qui a déjà relevé cette durée d'un trimestre tous les trois ans, à partir de 2020. L'objectif étant que les générations nées à partir de 1973 cumulent un total de 172 trimestres retraite pour le taux plein en 2035. Cela équivaut à 43 années d'affiliation.

Concrètement, un trimestre retraite de plus pourrait être demandé à chaque génération pour atteindre le taux plein. De plus il n'est pas possible de créer des inégalités de droits au sein d'une même génération. On ne peut donc pas changer les règles de la génération 1960. Génération qui va pouvoir partir en retraite l'an prochain à l'âge légal, avec 167 trimestres. La génération 1961 sait, quant à elle, qu'elle devra justifier de 168 trimestres.


De ce fait, la première génération potentiellement impactée par une hausse de la durée d'assurance serait donc celle de 1962, pour laquelle 169 trimestres (et non plus 168) pourraient être exigés. Pour les générations suivantes, l'échéancier pourrait comporter 170 trimestres (au lieu de 168) pour la génération 1963, 171 (au lieu de 169) pour la génération 1964 et 172 (au lieu de 169) pour la génération 1965.

Si une telle mesure était votée dans la réforme, la génération 1965 devra justifier, dès 2027, de 43 années de cotisations pour le taux plein. Alors que le calendrier est aujourd'hui prévu pour la génération 1973. Pour plus d'informations, il est possible de se reporter au tableau par tranche d'âge en vigueur sur le site du Service public.



III. Autres pistes


• L'instauration d'un salaire minimum brut de retraite de 1.000 € par mois pour toutes les personnes ayant eu une carrière complète.

• La possibilité « de partir en retraite plus progressivement » avec l’assouplissement du dispositif de retraite progressive tel qu'il existe actuellement.

Dans ce contexte, quelles stratégies adopter pour limiter la « casse « et amoindrir les impacts de ces prochaines probables évolutions ?


Les choix seront à prendre selon le nombre de trimestres retraite que vous aurez cumulés à l'âge légal et du montant des pensions sur lequel vous estimez pouvoir vivre à la retraite sereinement.


Pour éviter les "dommages collatéraux", l’accompagnement d’un expert retraite est important. Vous l’aurez compris, chaque scenario est particulier et doit être étudié selon votre situation financière, santé, patrimoine, fin de carrière, statut …

Il est dans ce contexte brumeux, encore plus prudent et utile de s’appuyer sur un spécialiste pour faire les bons choix et partir avec les conditions optimales.




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